Journée nationale de la vérité et de la réconciliation 2026 : Comprendre et agir pour tisser des liens de confiance (Communiqué du Sous-comité paritaire aux relations avec les Premiers Peuples)
Communiqué du Sous-comité paritaire aux relations avec les Premiers Peuples
17 septembre 2026
Chères et chers professeur·e·s sous octroi et professeur·e·s,
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation vise à honorer les survivant·e·s des pensionnats autochtones et à rappeler l’histoire de ces institutions, ainsi que les profondes blessures qu’elles ont causées aux Premières Nations, aux Inuit et aux Métis. Soulignée chaque année le 30 septembre, cette commémoration trouve son origine dans la Journée du chandail orange initiée par Phyllis Webstad, autrice et activiste de la Première Nation Stswecem'c Xgat'tem.
En 2021, à la suite de l’appel à l’action no 80 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, le gouvernement fédéral a officiellement reconnu cette journée afin de rendre hommage aux survivant·e·s, à leurs familles et à leurs communautés, tout en favorisant une meilleure compréhension des répercussions durables du système des pensionnats. Le processus de réconciliation nécessite l’engagement des Autochtones et des Allochtones dans une démarche de dialogue et d’action visant à reconnaître les injustices du passé, ainsi qu’à contribuer, collectivement, à la transformation des relations entre les peuples.
Le terme « vérité » occupe une place centrale dans cette démarche. Il renvoie à la reconnaissance des expériences vécues par les peuples autochtones, des injustices et des violences qu’ils ont subies, ainsi qu’aux conséquences qui se font encore sentir aujourd’hui. Mettre ces vérités en lumière est une étape essentielle vers la réconciliation. En prenant le temps de se souvenir, d’apprendre et de reconnaître cette histoire, nous contribuons ensemble à bâtir des relations fondées sur le respect, l’écoute et la compréhension mutuelle.
La volonté de contribuer à cette cause et la responsabilité partagée envers la réconciliation se reflètent dans la convention collective des professeur·e·s et professeur·e·s sous octroi. Cette convention, signée par le SGPPUM et la direction de l’UdeM, invite explicitement à réfléchir aux moyens à mettre en place afin d’augmenter la représentation des Premiers Peuples au sein du corps professoral et de favoriser une intégration culturellement sécuritaire. Dans cette perspective, le SGPPUM et la direction de l’UdeM ont convenu de créer le Sous-comité paritaire aux relations avec les Premiers Peuples pour concrétiser cet engagement dans une démarche de décolonisation.
Dans le cadre de la Journée vérité et réconciliation de cette année, le sous-comité paritaire SGPPUM -UdeM invite les professeur·e·s et les professeur·e·s sous octroi à mieux connaitre les réalités vécues par les Premiers Peuples et à poser une action concrète en soutien aux membres Autochtones de la grande communauté de l’Université de Montréal.
Que pouvez-vous faire?
Suivre la formation Place aux Premiers Peuples
Le Sous-comité paritaire aux relations avec les Premiers Peuples recommande de suivre la formation Place aux Premiers Peuples. Cette formation permet de mieux comprendre les réalités des Premières Nations, des Inuit et des Métis, en explorant leur diversité, les enjeux historiques et contemporains auxquels ils font face ainsi que les mécanismes qui contribuent au maintien des iniquités. Elle propose également des pistes d’action concrètes pour favoriser des milieux plus inclusifs et respectueux des réalités autochtones. Cette formation, asynchrone, est accessible ici : https://catalogue.edulib.org/fr/cours/umontreal-ppp/
Démontrer votre solidarité en portant un chandail orange le mardi 29 septembre
À la veille de la Journée nationale de vérité et réconciliation, le Sous-comité paritaire aux relations avec les Premiers Peuples invite les membres de la communauté universitaire à porter le chandail orange ou tout autre vêtement de couleur orange afin de démontrer leur solidarité envers les Premiers Peuples.
Le chandail orange est un symbole de commémoration et de sensibilisation aux séquelles durables du système des pensionnats autochtones sur les enfants, les familles et les communautés. Il rend hommage aux enfants qui ont été perdus ainsi qu’aux survivant·e·s des pensionnats.
Il encourage également les professeur·e·s et les professeur·e·s sous octroi à engager la conversation avec leurs collègues et les personnes étudiantes à propos des enjeux de décolonisation et de sécurisation culturelle, à participer aux différentes activités organisées à l’occasion de la commémoration ou encore à visiter le site du chantier institutionnel Place aux Premiers Peuples .
Cordialement,
Le Sous-comité paritaire aux relations avec les Premiers Peuples
Pour le SGPPUM
Fasal Kanouté, professeure titulaire
Faculté des sciences de l’éducation
Département de psychopédagogie et d’andragogie
Émilie Genin, professeure titulaire
Faculté des arts et des sciences
École de relations industrielles
Pour l’Université de Montréal
Annie Pullen Sansfaçon, professeure titulaire
Faculté des arts et des sciences
École de travail social
Vice-rectrice adjointe – Premiers Peuples, engagement et méthodologies participatives
Pascale Caïdor, professeure agrégée
Faculté des arts et sciences
Département de communication
Vice-doyenne associée EDI-RPP